Abidjan a accueilli, du 1er au 3 juillet 2026, la 7ᵉ édition de l’Africa Food Safety Forum (AFSF), placée sous le thème « Approches intégrées pour une alimentation saine en Afrique : des défis aux solutions durables ». Organisé par le cabinet Ingénierie Conseil Audit Formation (ICAF), ce rendez-vous a rassemblé pouvoirs publics, partenaires techniques et financiers, entreprises agroalimentaires et experts autour d’une problématique prioritaire liée à l’alimentation saine.
En effet, malgré les efforts engagés depuis les études diligentées entre 2002 et 2015, le Système National de Contrôle des Aliments continue de peiner à garantir pleinement la sécurité sanitaire des denrées alimentaires, freinant ainsi l’accès des filières locales aux marchés internationaux.
Face à ce constat, le forum s’est donné pour objectif de favoriser l’émergence de stratégies concertées et durables, capables de répondre efficacement aux enjeux de sécurité sanitaire sur le continent. Il s’agissait notamment de renforcer la compréhension des normes par l’ensemble des parties prenantes, d’encourager l’élaboration de référentiels adaptés aux denrées locales, de stimuler des partenariats multisectoriels autour de l’innovation et d’identifier les moyens de faciliter l’accès au financement.



C’est dans ce cadre que Mme Laetitia Koffi, Directrice Commerciale de la Société de Garantie des Crédits aux Petites et Moyennes Entreprises Ivoiriennes (SGPME), est intervenue sur la question de l’accès au financement des PME du secteur agro-industriel. Elle a d’abord dressé un état des lieux en s’appuyant sur les données disponibles sur le financement des PME en Côte d’Ivoire. Celles-ci montrent qu’entre 2018 et 2019, seulement 13 % des demandes de financement examinées ont abouti à un financement, mettant en évidence l’écart entre les besoins des entrepreneurs agroalimentaires et l’offre proposée par les établissements bancaires.
Poursuivant son propos, elle a expliqué que ces blocages ne relèvent pas tant d’un manque de liquidités des banques que d’une perception du risque particulièrement élevée face à des filières jugées peu documentées. Les établissements financiers manquent souvent d’informations et de connaissances suffisantes sur les opportunités et les risques propres au secteur agricole, ce qui les conduit à la prudence, voire au refus, lorsqu’il s’agit d’accompagner des PME agro-industrielles jugées trop fragiles ou insuffisamment structurées.
Elle a également rappelé que l’accès au financement dépend en grande partie de la qualité du dossier présenté aux partenaires financiers. À ce titre, elle a insisté sur l’importance de construire un business plan réaliste, fondé sur les réalités du marché et appuyé par des données crédibles. Un projet bien préparé, démontrant la viabilité de l’activité et la capacité de l’entreprise à honorer ses engagements, constitue un facteur déterminant pour rassurer les établissements financiers et augmenter les chances d’obtenir un financement.
C’est ainsi que la SGPME, à travers ses mécanismes de garantie vient comme réponse institutionnelle afin de faciliter l’accès au financement. Par sa garantie, l’institution vient sécuriser le risque porté par les banques et redonne ainsi confiance au système financier, permettant aux PME agroalimentaires d’accéder plus aisément au crédit.
Par sa participation à cet évènement, la SGPME réaffirme sa volonté de contribuer au renforcement de l’écosystème des PME en facilitant l’accès au financement des entreprises agroalimentaires, un levier essentiel pour améliorer leur compétitivité et soutenir le développement de filières conformes aux exigences des marchés nationaux et internationaux.


